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  • Isabelle

Mon rêve, aller nicher avec le pinson

Je m’endors, je sursaute, j’écris quelques lignes au moins, il faut bien que cette histoire commence d’une manière ou d’une autre.


Nous sommes dehors dans le jardin, l’air est sec. Je me suis retirée loin de l’agitation pour écrire. La chaleur est montée ces derniers jours. Ma nuque est moite, une légère transpiration .

Je vais pour un moment me laisser « faire la morte ». Aucune envie de mêler mes mots mous et déserts au flux continu du groupe bavard. Mon rêve, aller nicher avec le pinson au sommet du saule qui m’invite sous ses branches fraîches juste à côté de son œuf.

Ou m’allonger dans l’herbe, à hauteur des pâquerettes pour observer le bourdon qui se cache sous terre ou les fourmis en vadrouille à l’ombre d’un pissenlit. Au bout d’un moment, mon regard s’élève et contemple les haut perchés, nuages cotonneux, aux formes fantasques. Je suis avec envie leur cavalcade aérienne imaginant ce qu’ils voient de ces hauteurs célestes. Ils représentent la liberté qu’ils partagent avec le vent, ce compagnon fou et capricieux. Grâce à lui, cumulus et autres cirrus voguent de par le monde.


Mon ami le vent… Comme j’aime tes douces caresses…


L’air circule, je l’inspire, tout se gonfle en moi, en force, en puissance, je t’expire, déjà tu as du moi en toi. Déjà je te tutoie. Parfois ta violence m’ébouriffe et réveille de fortes émotions… Émotions enfantines sur le voilier de papa… C’était ! Aujourd’hui, je t’apprivoise, aujourd’hui on est ami. Une fourmi me grimpe sur le gros orteil et me chatouille, elle me ramène au moment présent, à la volupté de l’instant…

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages et au lointain, j’entends un grondement, présage d’un orage qui sera bientôt au-dessus de nos têtes et va rafraichir l’atmosphère… J’attends avec impatience ce moment où les grosses gouttes de pluie vont s’écraser sur mon corps moite de chaleur.


Il sera peut-être temps alors de me lever et de rejoindre les autres. Mais ce temps n’est pas encore venu, je referme les yeux. Le temps qu’il fait perd petit à petit son importance.


Un bruit de grenouille, c’est dans mon estomac. Et pour la première fois je comprends pourquoi on appelle ces gargouillis des « grenouilles ». Le bruit est quasi identique aux vrais coassements. A moins qu’une grenouille soit venue me visiter.


Alors, il y aurait une mare par ici ? C’est elle que j’entends ? Mon estomac ne peut pas faire autant de bruit. C’est sûr maintenant, c’est bel et bien une grenouille, je n’ai pas la berlue, je l’ai vue sauter à mes pieds. Mais tu es égarée petite grenouille, l’orage va arriver et il te sera plus facile de retrouver ton point d’eau.


En tout cas, je l’espère car je commence à avoir drôlement faim et je vais aller manger.


Coralie – Marianne – Anne – Bettina – Sandrine – Jacqueline - Erika - 23.07.2023

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